CHARLES BAUDELAIRE
Poète Maudit
Description : Poète français né à Paris en 1821 et décédé le 31 août 1867. Charles
Baudelaire connaît une enfance tourmentée. Son père, fervent admirateur des Lumières, passionné de l'écriture et de la peinture meurt lorsqu'il atteint l'âge de 6 ans. Il ne pourra jamais hériter
des liens artistiques qui auraient pû l'unir à son père. Sa mère se remarrit l'année suivante avec un militaire qui deviendra aux yeux de Baudelaire le barrage à tous ses idéaux et rêves de
jeunesse : sa mère, la poésie, les rêves et ambitions. Il ne pardonnera jamais à sa mère cette union.
Baudelaire se fait renvoyer de son lycée et, en opposition constante aux règles bienséantes de la bourgeoisie incarnée par sa mère et son beau-père, il se place lui-même dans une situation
délicate et se retrouve expédié en Indes.
De retour à Paris, Charles Baudelaire ne reste pas inactif à l'égard de la société. Ainsi, il s'engage pour Delacroix, le peintre et pour Balzac et sa "Condition
Humaine".
Son oeuvre majeure reste certainement "Les Fleurs du Mal" qui fut accueillie avec rejet par
bon nombre de personnalités et de critiques comme Le Recueil symbolisant ce qu'il y a de pire chez l'Homme et le Monde. Le Spleen de Paris sera édité à titre postume en
1868.
Les Fleurs du Mal
Ce recueil paraît en 500 exemplaires en 1857. Il sera imméditament poursuivi pour
"offense à la morale religieuse" et "outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs".
Extraits tirés des Fleurs du Mal
Bénédiction
Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies
Je poserai sur lui ma frêle et forte main
Et mes ongles, pareil aux ongles des harpies
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin
La Fontaine de Sang
Il me semble parfois que mon sang coule à flots
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots
Je l'entands bien qui coule avec un long murmure
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure
Un Voyage à Cythère
De féroces oiseaux perchés sur leur pâture
Détruisaient avec rage un pendu déjà mûr
Chacun plantant, comme un outil, son bec impur
Dans tous les coins saignants de cette pourriture
Hymne à la Beauté
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau
Le Portrait
La maladie et la mort font des cendres,
Pour tout le feu qui pour nous flamboya.
De ses grands yeux si fervents et si tendres,
De cette bouche où mon coeur se noya.
A venir : d'autres extraits de mes
poèmes préférés des fleurs du mal...
En construction...
Par Nerak
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Publié dans : Littérature
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